•   2019, une année à haut risque

     

    13 c’est un chiffre qui porte bonheur !

     Cela tombe bien pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2019, pleine de réussites (grandes et petites) et surtout de la santé à revendre, le reste suivra.

     Vœux sincères et véritables car la Vigie s’adresse à des personnes à l’écoute bienveillante. Et oui chacune et chacun d’entre vous a croisé un membre de notre collectif, soit pour avoir travaillé ensemble, soit pour échanger sur des sujets variés de manière régulière. Diffusion restreinte que vous pouvez faire suivre.

       

    2019 une année chargée, année charnière.

     Pour la filière automobile, année charnière, nous percevons tous que nous sommes à la fin d’un monde : celui d’une industrie de volume employant de nombreux salariés. La réduction drastique des émissions de CO2 et la mise en place de l’usine du futur change la donne.

     Pour le site de Vélizy : les élections professionnelles ont lieu en Mars dans un contexte de mise en place du Conseil Social et Economique et des lois travail. Les élections de cette année ont un enjeux fort, la mise en place d’accord d’entreprise (site par site) est maintenant possible. Vos représentants du personnel devront être forts et légitimes.

     Nous sommes en cours de constitution des listes électorales et nous accueillons toutes les bonnes volontés, si le cœur vous en dit faites-le nous savoir. 

     Pour terminer une devise que certains reconnaîtrons, difficile à entendre au regard de notre condition d’homme :

      

    « Le passé n’existe plus, le futur n’existe pas, seul le présent existe, alors profitez de chaque instant »

     

     

    2019, année à haut risque pour l'industrie automobile Anne Feitz des ECHOS

      

    Le marché automobile mondial pourrait reculer cette année, après dix ans de croissance ininterrompue. - Shutterstock

     Les constructeurs vont devoir affronter un retournement des ventes, le Brexit et des conflits commerciaux potentiels. Et ce, au moment où la pression s'accroît pour limiter les émissions polluantes.

     C'est la fin d'une époque pour l'industrie automobile. Après plusieurs années de croissance ininterrompue, les ventes de voitures neuves dans le monde pourraient marquer le pas en 2019. « On est clairement à la fin d'une période de croissance qui a duré près de 10 ans », estime Laurent Petizon, chez AlixPartners. « Il y a un vrai risque de baisse du marché cette année : nous prévoyons un nouveau recul des ventes en Chine et aux Etats-Unis en 2019, et une croissance plutôt faible en Europe. » L'expert n'anticipe toutefois pas à ce stade d'effondrement, « toutes choses égales par ailleurs », poursuit-il. « Il ne faut pas oublier que l'évolution du secteur est largement corrélée à celle du PIB sur le long terme. »

     Grains de sable

     L'euphorie a déjà subi un coup d'arrêt en 2018, sous l'effet notamment du  ralentissement en Chine, premier marché mondial : les ventes y ont reculé l'an dernier, pour la première fois depuis plusieurs décennies. Mi-décembre, les analystes de RBC Capital Market estimaient même que la production automobile mondiale allait baisser dès 2018, à 94,6 millions de véhicules (-0,6 % par rapport à 1997), ce qui n'était pas arrivé depuis 2009. Ils prévoyaient une nouvelle baisse de -0,4 % en 2019.

     

     Les nuages s'accumulent dans le ciel des constructeurs auto

     

    Non seulement les facteurs cycliques et macroéconomiques sont susceptibles de plomber les achats de voitures neuves, sur les grands marchés comme dans plusieurs pays émergents ( Turquie , Argentine...), mais d'autres grains de sable risquent de venir gripper la machine. La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine est toujours latente - même si  les autorités chinoises ont annoncé mi-décembre la suspension, pour 3 mois et à compter du 1er janvier, des surtaxes douanières sur les voitures américaines.

     Il n'y a jamais eu autant de changements structurels à venir dans le secteur

     En outre, l'épée de Damoclès de droits de douane  imposés par les Etats-Unis sur les véhicules européens plane toujours au-dessus de la tête des constructeurs. Enfin le scénario d'un Brexit sans accord n'est toujours pas écarté, exposant l'industrie à de graves conséquences financières .

     

    Révolution sans précédent

     Ces revers commerciaux surviennent au moment même où l'industrie automobile est confrontée à une révolution sans précédent. « Il n'y a jamais eu autant de changements structurels à venir dans le secteur », rappelle Laurent Petizon. La course à la voiture autonome et connectée contraint les constructeurs à investir d'énormes sommes en R & D, alors même que la pression réglementaire s'accroît pour réduire les émissions polluantes.

     Un certain nombre de constructeurs comme Volkswagen ou BMW ont ainsi  subi les nouvelles normes d'homologation (WLTP) instaurées en septembre dernier, « mais cette question devrait être totalement derrière nous d'ici au deuxième trimestre de 2019 », estime Frank Schwope, analyste chez Nord/LB, cité par l'agence Bloomberg. En attendant, les ventes en Allemagne ont reflué de 0,2 % l'an dernier.

     Lourdes amendes potentielles

     Les préoccupations sont plutôt aujourd'hui concentrées sur les émissions de CO2, compte tenu des lourdes amendes qui pourraient être infligées par Bruxelles en cas de non-respect des objectifs 2021. Selon de  nouvelles estimations du cabinet PA Consulting , huit groupes automobiles sur les treize présents en Europe pourraient ne pas remplir leurs objectifs à l'échéance. Plusieurs d'entre eux (comme Volkswagen, Fiat-Chrysler, ou PSA) risqueraient des amendes de plus de 500 millions d'euros.

     Automobile : L'Union européenne s'accorde sur une forte baisse des émissions de CO2

     Pour passer l'obstacle, les constructeurs ont annoncé des investissements massifs pour électrifier leur gamme. « Encore faudra-t-il arriver à vendre des voitures potentiellement plus chères, alors que le premier critère de choix des consommateurs est le prix », s'inquiète Laurent Petizon. Quant aux nouveaux objectifs européens qui s'annoncent, une  réduction de 37,5 % des émissions de CO2 à horizon 2030 , ils ont été qualifiés de « totalement irréalistes » par l'association des constructeurs européens. De quoi assombrir encore un peu l'horizon du secteur.

     








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